FARITANY D'ANTANANARIVO : DÉVELOPPEMENT RURAL CONTRE PAUVRETÉMadagascar Tribune 09.01.2003 Malgré la crise de six mois qui a prévalu dans toute l'île, le Faritany d'Antananarivo, représenté par le PDS Ferdinand Razakarimanana, n'a pas lésiné sur les efforts à déployer . Prévenir la période de soudure et la prochaine saison des paysans: trente deux travaux ont été réalisés durant l'année 2002, centrés sur la construction et la réhabilitation de barrages hydro-agricoles. Comme le montre d'ailleurs le schéma de la Politique générale de la Province Autonome d'Antananarivo (PAA), le développement intégré est le noyau central d'intervention pour l'autosuffisance alimentaire et la suppression de l'exode rural. Développement rural avec toutes les branches qui s'en suivent: l'agriculture, l'élevage, les eaux et forêts et l'environnement. Pour le général Ferdinand Razakarimanana, le slogan est simple: "Hatanjaka ny Faritaniko." Développement rural, environnement et tourisme Selon le Plan Social de développement Rural (PSDR), les indices de pauvreté reposent sur trois critères : routes, CEG et CSB. Dans le DSRP, sous le seuil de 734.000 fmg/an, un homme est qualifié de pauvre. Pour le commissaire Général chargé du Développement Rural, de l'Environnement et du Tourisme, Pierre Manganirina Randrianarisoa, qui a pris ses fonctions le 12 avril 2002, les études par commune ont été les actions premières de son département. Catégorisation des zones d'intervention et identification des zones prioritaires de développement, surtout au niveau des poches de pauvreté: analyse des données de base par commune et cartographie. Les communes de la PPA représentent chacune leurs spécificités que le commissaire appelle "leurs niveaux de contraintes et de potentialité". Sur les 261, 150 communes présentent de fortes contraintes. Un faible niveau de production indique que cette commune est purement agricole, ou du moins dû à son isolement. Pauvreté signifie donc non autosuffisance. A partir des monographies collectées et étudiées, les outils de travail sont prêts au sein du Commissariat :
Réalisations concrètes 2002 Puisque les études, outils et actions partent des communes, quatre d'entre elles serviront de pilotes, à savoir le communes rurales de Mandrosoa (Fivondronana d'Andramasina), Ambatomena (Manjakandriana), Amboanana (Arivonimamo) et Ambohitompoina (Antanifotsy). Quatre actions pilotes également, à hauteur de quelque 10.000 dollars, financées par le PNUD :
Expériences vécues et transposées "Une province prospère et harmonieuse" (Antananarivo mandroso sy mirantina) : le commissaire Randrianarisoa est assez ambitieux dans ses projets mais combien déterminé comme le démontre son objectif. Ingénieur des Eaux et Forêts, DEA en Sciences Agro-forestières, il a été nommé pour 10 ans dans la province de Toamasina. But : réhabilitation des zones forestières dénudées et dégradées pour un développement intégré de la région. Vaste programme quand on sait que le "savoka" a remplacé la majorité de la forêt primaire du "ala atsinanana". Sur 10.000 hectares, de Vavatenina, en passant par Mananara-Nord et jusqu'à Andasibe, les nomades nés du "tavy" vécurent l'expérience de la diversification de la production rurale. Il leur a fallu également expérimenter la "forêt-piège" comme le grevillia. Coupé ou brûlé, la pluie ne fait que le rendre encore plus broussailleux, une sorte de jachère. Le climat aidant, la graine ailée du grevillia a rendu les habitants sceptiques quant à re-pratiquer le "tavy". Mais M. Randrianarisoa est aussi l'auteur de l'aménagement de cinq aires protégées (avec ANGAP), ainsi que de trois parcs nationaux: le Parc n°9 de Midongy du Sud et Befotaka, le Parc n° 10 de la Baie de Baly-Soalala et le Parc n°11 de Kirindy Mite. Des aires et parcs étudiés pour être viables et durables. Des expériences qui ont rendu riche le savoir et les transposer dans une autre région selon ses capacités et sa présentation. Volona |